Sillonner le pays

Enfin, ça y est, j’ai mis le pied hors de Lima ! Joie de découvrir ce pays, qui est très différent de sa capitale, ne serait-ce que par le temps (oui oui, il existe des terres péruviennes où l’été est vraiment arrivé et depuis longtemps). Moyen de transport le plus commun pour voyager : le bus.

Je suis donc allée au terminus des bus à 4h du matin dans la nuit de vendredi à samedi pour prendre le car qui m’amènerait à Ica en un peu plus de 4h. Déjà, la beauté du système péruvien a fait que je n’ai eu besoin d’attendre que 10 minutes avant le départ du bus. Je monte dans le véhicule, presque vide. Chouette me dis-je, la traversée va être tranquille ! En réalité, le bus se remplit dans les deux minutes qui précèdent son départ (phénomène constaté systématiquement), ce qui permet à la petite Française arrivée en avance de choisir sa place. Il y a un numéro de siège inscrit sur le billet mais la moitié des passagers ne le respecte pas, j’ai décidé de faire partie de cette moitié (surtout qu’à 4h du mat, je n’avais pas remarqué que les places étaient numérotées). Choix optimal de la place : du côté de la fenêtre pour choisir quand on veut ouvrir ou fermer le rideau (méchanceté d’un de mes voisins le lendemain qui entrouvrait à peine le rideau juste pour que lui voie le paysage mais moi je pouvais toujours me brosser) et à une distance raisonnable de l’écran du téléviseur. Parce que point de traversée sans un film américain. Et si l’on est trop loin et qu’il n’y a pas de sous-titres, et bah tant pis ! Toujours le petit suspens donc de savoir à quel film on va avoir droit. De toute façon, il est illusoire de penser qu’on pourra le regarder en entier. C’est scientifique, tout le monde pique un petit roupillon à un moment ou à un autre. Enfin, c’est tout de même plus agréable quand c’est un bon film. J’ai eu le droit au retour à trois épisodes d’Hannah Montana qui m’ont moyennement enchantée.

Mais pour mon voyage aller, je n’avais aucune intention de regarder le film. J’ai calé mon sac entre mes jambes (ce qui laisse beaucoup moins d’espace pour se mettre à l’aise mais qui est plus que recommandé par tous les Péruviens que l’on croise) et je me suis mise à dormir. Je l’ai joué pro : boules quiès et masque d’avion, étant donné que la lumière est restée allumée pendant tout le trajet… alors qu’au retour on a eu une heure d’extinction des feux sans film, à 19h. Trop la fête ! (il fait nuit à partir de 18h30, ndlr)
Mais même avec le sommeil de plomb qui fait ma fierté, impossible de dormir tout du long. Premier élément perturbateur : les vendeurs de boissons, sandwichs et chips de toutes sortes. Il faut avouer qu’ils font plaisir en plein milieu de l’après-midi quand ils débarquent avec leur Coca tout frais dans la fournaise qu’est devenu le bus. Mes boules quiès mon permis à l’aller de ne pas trop être dérangée par ces vendeurs. Mais, deuxième élément perturbateur : le contrôleur. Après chaque arrêt, il vérifie que les billets sont en règle. On pourrait croire qu’il se souvient de qui va où (surtout la seule fille du bus blanche avec ses boules quièes roses fluos et son masque ridicule). Que nenni ! Réveil intempestif et recherche de billet à chaque fois. Le seul petit plaisir est si on est éveillé de regarder la tête des gens qui se font réveiller. Maigre consolation…

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :